ThermEcoWat : où en est le projet en 2026 ?

Un projet européen consacré à la résilience des territoires thermaux
Lancé le 1er janvier 2024 pour une durée de trois ans et piloté par Thermauvergne, ThermEcoWat réunit des partenaires français, espagnols et portugais autour d’un enjeu commun, préserver la ressource en eau thermale tout en permettant aux territoires qui en dépendent de s’adapter au changement climatique.
Le projet part d’un constat simple. Dans de nombreuses villes thermales, l’eau minérale et thermale n’est pas seulement une ressource naturelle. Elle structure des activités de santé, de bien-être et de tourisme, participe à l’identité du territoire et peut également représenter une ressource énergétique locale. Toute évolution de sa quantité, de sa qualité ou de ses conditions d’exploitation peut donc avoir des conséquences bien au-delà de l’établissement thermal.
Trois territoires pilotes pour confronter la méthode à des réalités différentes
Chaudes-Aigues en France, Caldes de Montbui en Espagne et São Pedro do Sul au Portugal constituent les principaux terrains d’expérimentation du projet. L’intérêt de cette approche comparative est précisément de ne pas chercher une solution unique. Les trois sites présentent des contextes hydrogéologiques, climatiques, économiques, réglementaires, énergétiques et de gouvernance différents. Ils permettent de tester une même méthode sur des situations contrastées et d’identifier ce qui peut ensuite être transféré à d’autres villes thermales.
Après les premières phases consacrées à la connaissance des ressources, à l’identification des acteurs et à l’analyse des vulnérabilités, ThermEcoWat entre en 2026 dans une phase davantage tournée vers la décision. Les données hydrogéologiques et climatiques sont croisées avec les informations socio-économiques, énergétiques, réglementaires et territoriales. Cette connaissance partagée doit permettre d’identifier les principaux enjeux, de hiérarchiser des mesures d’adaptation, d’en examiner la faisabilité puis de tester leur pertinence face à différents scénarios climatiques et horizons temporels. L’objectif n’est donc pas seulement de dresser un état des lieux, mais d’organiser le passage du diagnostic au plan d’action.
Préparer des résultats utilisables au-delà du projet
La dernière année doit également permettre de capitaliser les travaux réalisés : base de connaissances commune, outil d’aide à la décision, Livre Blanc, plans d’adaptation des territoires pilotes et stratégie transnationale. L’ambition de ThermEcoWat est que les méthodes développées puissent servir à d’autres territoires confrontés aux mêmes questions : comment mieux connaître leur ressource, anticiper les tensions, arbitrer entre plusieurs usages et sécuriser des décisions d’investissement dans un contexte climatique de plus en plus incertain. Le projet doit s’achever le 31 décembre 2026, avec une phase finale largement consacrée au transfert et à la diffusion des enseignements produits.

















